Horizonte d'enfance menacé : un conte de fées aux enjeux écologiques
Un ragent, une forêt en péril, une adolescente déterminée : le nouveau film d'animation de Daniel Chong, produit par les vétérans de Pixar et co-écrit par Jesse Andrews, explore avec une légèreté déconcertante la crise environnementale. Bien plus qu'un simple conte pour enfants, Hoppers surprend par ses références subtiles à Avatar, Inception, Le Roi Lion et Dr Dolittle, tissant une réflexion sur la communication entre l'homme et le règne animal.

Mabel, une adolescente face à l'érosion de la nature
Mabel, interprétée par Piper Curda, vit avec sa grand-mère, une figure maternelle qui lui transmet l'importance d'un équilibre fragile, incarné par une clairière boisée paisible. Cette harmonie est menacée par les ambitions démesurées du maire Jerry (Jon Hamm), qui envisage de la détruire pour y construire une autoroute.
Pour stopper cette destruction, Mabel se lance dans une quête improbable : repopuler la clairière avec les animaux disparus. Son investigation la conduit à découvrir une conspiration au sein de son université, et à tenter de contacter les créatures, dont certaines, comme une reine d'insectes interprétée par Meryl Streep, se révèlent particulièrement hostiles. La représentation des animaux n'est pas dénuée d'un certain réalisme, loin des anthropomorphes conventionnels.
Si le film peine parfois à donner une profondeur plus sombre à son antagoniste, Hoppers se distingue par son rythme effréné et ses moments d'humour. Une apparition remarquée d'un requin persistant sur terre ajoute une touche d'absurde bienvenue. Disposé en Australie le 5 mars et au Royaume-Uni et aux États-Unis le 6 mars, ce film est une invitation à la réflexion, sublimée par une esthétique soignée.