Gb news : le propriétaire remet en question la transition énergétique, malgré les preuves
Paul Marshall, figure influente du monde de la finance et propriétaire de médias, dont la chaîne GB News, sème la confusion. Alors que 120 responsables religieux l’interpellaient la semaine dernière sur la désinformation climatique relayée par sa chaîne, il a choisi de réagir en contestant, dans une lettre au Guardian, ce qu’il appelle le « consensus net zéro ». Un revirement qui soulève des interrogations légitimes sur ses motivations et son engagement réel envers la lutte contre le changement climatique.

La désinformation persiste, malgré les données
L'argument de Marshall, selon lequel le consensus autour de la transitionénergétique s'effondre, est tout simplement inexact. Les sondages continuent de démontrer un soutien public massif aux efforts de décarbonisation. Ce qui a changé, c'est l'attitude de certains partis politiques, qui, contre l'avis de l'opinion publique, s'opposent désormais à un objectif net zéro contraignant. On se demande donc légitimement : qui tire les ficelles de cette volte-face idéologique ?
Il est particulièrement troublant de voir un homme comme Marshall, dont les investissements sont liés aux énergies fossiles, chercher à maintenir le statu quo. Alors que notre dépendance à ces sources d'énergie coûteuses et instables nous conduit inexorablement vers des points de bascule climatiques et des flambées des prix de l'énergie, GB News semble obstinément dévouée à préserver un modèle économique obsolète et dangereux. La situation est d'autant plus préoccupante que les experts mettent en garde contre les dangers de persister dans cette voie.
Judith Russenberger, dans une lettre au Guardian, souligne avec justesse que Marshall semble ignorer les preuves scientifiques et économiques qui nous incitent à abandonner les énergies fossiles. Loin d'une « phase de réchauffement graduel », la planète se réchauffe à un rythme alarmant, accéléré par l'activité humaine. Et les prix élevés de l'énergie au Royaume-Uni ne sont pas le résultat du coût des énergies renouvelables, mais d'un système de tarification qui privilégie le prix du gaz.
L'obstination de Paul Marshall à ignorer la réalité du changement climatique et à défendre les intérêts des énergies fossiles est non seulement irresponsable, mais aussi dangereuse pour l'avenir de notre planète.