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Aifa : l'ironie mordante de suárez gomís démasque un fiasco de communication

Le gouvernement mexicain a vu ses efforts pour promouvoir le controversé aéroport international Felipe Ángeles (AIFA) se fracasser contre un mur d’ironie et de doutes. L'acteur Héctor Suárez Gomís, connu pour son humour acerbe, a mis le feu aux poudres sur X (anciennement Twitter) en commentant une publication de la présidente Claudia Sheinbaum Pardo, qui prétendait montrer l'aéroport en pleine effervescence.

Des images discréditées : le spectre de l

Des images discréditées : le spectre de l'ia plane

La publication de la présidente, censée illustrer la fréquentation record de l'AIFA, a rapidement été remise en question. Des internautes ont pointé du doigt des anomalies visuelles flagrantes dans une des photos, suggérant l'utilisation d'intelligence artificielle pour manipuler la réalité. Des figures humaines déformées, des répétitions suspectes et, cerise sur le gâteau, des dates erronées (“lundi de mars” sur une image datée d’avril) ont alimenté les spéculations. La fiduciaire, déjà fragile, s’est effondrée.

“Avions qui voyagent dans le temps”, s'est amusé Suárez Gomís, fidèle à son style corrosif. Il a dénoncé la nécessité pour le gouvernement de recourir à des artifices pour masquer la réalité : un aéroport “complètement vide pendant toute l'année, ‘rempli’ un jour de Semana Santa pour pouvoir se vanter qu'il est à ras bord”. Une pique cinglante qui a trouvé un écho favorable auprès d'une partie de l'opinion publique.

Le comédien n'est pas le seul à s'étonner de ce décalage entre la communication officielle et la réalité. Federico Döring, cadre du parti d'opposition PAN, a publié une vidéo depuis l'AIFA, montrant un aéroport loin de l'affluence annoncée. Marco Levario Turcott, directeur de la revue Etcétera, a qualifié la publication de la présidente de “faute de communication garrafale”, soulignant le manque de vérification des informations avant leur diffusion.

L'AIFA, fleuron du mandat d'Andrés Manuel López Obrador, est ainsi confronté à une nouvelle vague de critiques. Le projet, censé désengorger la capitale mexicaine, est perçu par beaucoup comme un gaspillage de ressources et un symbole de la mauvaise gestion gouvernementale. Le débat n'est pas tant celui de la fréquentation de l'aéroport, mais bien de son utilité réelle et de son impact sur le développement de la région.

Pour l'heure, la présidente Sheinbaum est restée muette face à cette tempête médiatique. Le silence est d'or, dit-on, mais dans ce contexte, il ne fait qu'attiser les spéculations et renforcer l'impression d'un gouvernement en mal de crédibilité. La prochaine fois, peut-être, il conviendra de vérifier les dates avant de vanter les mérites d'un aéroport qui semble incapable de voyager dans le temps.