Andic: la défense joue la carte de l'artrose, remettant en question l'homicide
Jonathan Andic, fils du fondateur de Mango, se défend d'un meurtre, au grand dam de l'accusation. Une volteuvre inattendue qui secoue l'affaire.
Un vidéo et l'artrose : le nouveau pilier de la défense
La défense d'Andic a dégainé un fragment vidéo, datant d'une chute antérieure, imputée à une artrose. Un argument audacieux, visant à réinterpréter la mort de son père, Isak Andic, survenu lors d'une randonnée à Montserrat en décembre 2024.
Mais l'Agence EFE révèle que la Unité de Montagne des Mossos d'Esquadra a conclu, dans un rapport confidentiel, que l'établissement d'un acte criminel par d'autres personnes était impossible. Une volte-tourne radicale qui remet en cause l'hypothèse d'un homicide intentionnel.

La juge ignore les avis d'experts
L'accusation, basée sur le caractère improbable d'une chute accidentelle dans une zone à faible risque et sur les indices physiques – la chute avec les pieds en avant, l'absence de lésions palmaires – s'appuyait sur l'idée d'une tentative de s'accrocher après avoir trébuché. Cependant, les experts de la Unité de Montagne ont estimé que les simulations ne permettaient pas d'établir la cause exacte de la chute ni la participation d'un tiers.
La défense, menée par le pénaliste Cristóbal Martell, dénonce l'aveuglement de la juge Martorell, qui aurait ignoré ces conclusions, attribuant à Andic un crime d'homicide sans fondement solide. Un auto, selon les avocats, “plongeant le juge dans la confusion” en écartant un simple trébuchement alors que l'enquête n'avait pas pu déterminer comment la chute s'est produite.

Des indices contradictoires et une huile trompeuse
Les rapports des Mossos d'Esquadra révèlent également la présence d'une empreinte au lieu de la chute. L'agent a affirmé que cette empreinte suggérait une action délibérée, une tentative de simuler un simple trébuchement. Paradoxalement, les reconstituants de la chute ont reconnu que les résultats des simulations étaient non concluants, rendant impossible la détermination de la nature exacte des événements. La défense souligne que l’instruction des Mossos a “dévélu” la valeur des expertises sur l’empreinte, ne pouvant pas établir si le trébuchement avait déjà eu lieu avant la chute.
Un auto prétorien et une absence de preuves incriminatrices
La juge a retenu sept éléments dans son auto, dont la forme de la chute, décrite comme un
