Bachelet persiste : sa candidature à l'onu malgré le désaveu du chili
Santiago – Après un soutien initial du gouvernement chilien, Michelle Bachelet, l'ancienne présidente du Chili, réaffirme sa volonté de briguer la direction des Nations unies. Cette décision survient alors que le gouvernement de José Antonio Kast a retiré son soutien, fragilisant potentiellement ses chances.
Un coup dur pour la favorite ?
La candidate, forte d'une solide expérience à l'ONU – notamment comme directrice exécutive d'UN Women – avait bénéficié d'un soutien initial de la part du président Gabriel Boric. Sa candidature, formalisée en février, était perçue comme favorite, notamment en raison d'un désir de renouvellement à la tête de l'organisme et de la perspective de voir une femme occuper ce poste pour la première fois.
Le retrait de soutien du gouvernement chilien, annoncé dans un communiqué, invoque la « viabilité » de la candidature face à la multiplication des candidatures latino-américaines et aux divergences avec certains acteurs clés. Le Ministère des Affaires étrangères et les ambassades chiliennes cesseront de promouvoir sa candidature.
Bachelet, dans un communiqué, a reconnu la décision du président Boric, tout en soulignant que les orientations de la politique étrangère peuvent évoluer avec les nouvelles administrations. « Je continuerai à travailler avec l'œil sur l'avenir, convaincue que les défis du XXIe siècle exigent une coopération généreuse qui transcende les légitimes différences politiques internes », a-t-elle affirmé.
Le président Boric avait publiquement soutenu la candidature de Bachelet lors de son discours devant l'Assemblée générale de l'ONU en septembre dernier. Le désaccord de Kast, exprimé dès la campagne électorale, semblait lié aux signaux d'opposition de la part du président américain Donald Trump.
La décision de Kast, bien que surprenante, reflète les tensions géopolitiques qui pèsent sur le processus de succession. Elle souligne aussi la difficulté pour une candidate latino-américaine de s'imposer face à des enjeux internationaux complexes. Le chemin vers la Sécurité générale s'annonce donc semé d'embûches.