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Blocages indigènes : la semaine sainte menacée par des perturbations majeures

Des communautés indigènes ont initié des blocages intermittents sur la route Neiva–Girardot, un axe stratégique vers la côte, perturbant la circulation à l'approche de la Semaine Sainte. Les négociations avec l'Agence Nationale des Terres (ANT) restent bloquées, alimentant un mécontentement qui se traduit par des interruptions de trafic persistantes.

Le trafic perturbé, des accidents multipliés, et une semaine sainte fragilisée.

Depuis le 24 mars, les blocages, initialement intermittents, se sont intensifiés. Le 29 mars, un arrêt total a paralysé la route, impactant les voyageurs se rendant vers les destinations de vacances pour les célébrations religieuses. Les communautés indigènes réclament le respect des accords antérieurs concernant la délimitation de leurs territoires ancestraux. Leur revendication : la constitution de resguardos, ces zones protégées indispensables à la préservation de leur culture et de leur mode de vie.

Les autorités ont conseillé aux automobilistes de reporter leurs déplacements et de vérifier l'état de la route. La situation s'est aggravée avec trois accidents de la circulation sur la route Bogotá-Girardot, ajoutant à la congestion. Un atropellement à Subia, un autre à la variante de Girardot, et enfin un tiers à Fusagasugá ont nécessité l'intervention des services d'urgence et ont réduit la circulation à un seul lane.

Le ministère des Transports prévoit plus de 15 millions de déplacements pour la Semaine Sainte, avec un pic de 190 000 véhicules par jour sur les routes. Les autorités ont mis en place des mesures de sécurité, notamment la restriction du passage des poids lourds, pour tenter de minimiser les risques. Cependant, l'absence de dialogue avec les représentants de l'ANT ne fait qu'envenimer la situation.

La situation est préoccupante, surtout avec l'afflux massif de touristes attendu dans le département de Cundinamarca. Les blocages, combinés aux accidents, risquent de transformer ce moment de recueillement en une période de tensions et de frustrations. Le coût humain de ces perturbations, déjà visible dans le nombre d'accidents, continue de s'additionner.

Les communautés indigènes n'abandonnent pas leurs revendications. Elles ont clairement indiqué qu'elles ne cesseront leurs actions de protestation tant que leurs demandes ne seront pas satisfaites. La route Neiva–Girardot, et plus largement l'accès à la côte, restent bloqués, transformant le rêve d'une Semaine Sainte paisible en une réalité de frustration et de blocage.