Brésil : un protocole national pour lutter contre les crimes contre les journalistes
Le gouvernement brésilien a adopté un protocole national destiné à enquêter sur les crimes contre les journalistes, dans le but de renforcer la liberté de la presse et de garantir une réponse plus rapide et coordonnée face à ces délits. Signé au palais présidentiel de Planalto, ce texte a été dévoilé mardi, jour de la célébration du Jour des journalistes au brésil. Ce protocole établit des directives obligatoires pour l'action des organes policiers et judiciaires en cas de violence envers les professionnels de la communication, y compris l'adoption immédiate de mesures de protection pour les victimes et la priorisation des enquêtes.

Objectif : réduire l'impunité et garantir une réponse adéquate
Le gouvernement brésilien souhaite ainsi standardiser les procédures à l'échelle nationale, réduire l'impunité et garantir que les crimes contre les journalistes soient traités avec la gravité qui leur est due, notamment lorsqu'ils sont liés à l'exercice de leur profession. Ce texte prévoit également une action coordonnée entre les forces de sécurité, le ministère public et la justice, ainsi que la formation des agents publics pour identifier les éventuels liens entre les attaques et l'activité journalistique des victimes.
Le ministre de la Justice, Wellington César, a souligné que les professionnels de la presse jouent un rôle essentiel dans la consolidation démocratique et que la violence contre eux ne concerne pas uniquement les victimes directes, mais également le droit de la société à être informée. Selon le dernier rapport annuel de Reporters sans frontières (RSF) sur la violence envers les journalistes, malgré une situation déjà non critique au Brésil, le pays a été le deuxième le plus dangereux de la région pour les reporters au cours de la dernière décennie, avec 30 morts.