Castilla y león : martínez mise sur le « territoire 30 minutes » pour lutter contre la désertification
Valladolid – Le candidat socialiste à la présidence de la Junta de Castilla y León, Carlos Martínez, a dévoilé une proposition audacieuse pour revitaliser le territoire : le concept de « territoire 30 minutes ». L'objectif ? Assurer l'accès à des services essentiels à tous les habitants, même dans les zones rurales.
Un modèle territorial pour contrer le dépeuplement
L'idée repose sur l'aménagement de zones géographiques où les citoyens peuvent atteindre, en moins de trente minutes, des établissements de santé, des écoles, des services sociaux, des commerces de proximité et des opportunités d'emploi. Une mesure visant à garantir une qualité de vie comparable à celle des villes, et à dissuader le départ des populations rurales.
« Il ne s'agit pas seulement de construire des monuments, mais de garantir que la vie quotidienne reste viable », a souligné Martínez lors d'un meeting à Valladolid. Il a ainsi dénoncé les « 40 années de gouvernement du PP » pour avoir négligé le développement des zones rurales.
Cette stratégie s'inscrit dans une vision plus large de la politique régionale, axée sur une répartition plus équitable des ressources et une attention renouvelée aux comarques. Le candidat socialiste insiste sur la nécessité de sortir d'une concentration excessive des services dans les grandes villes.
L'initiative est présentée comme une réponse concrète aux défis démographiques de la région, et un contre-pied à une approche économique seule. Le PSOE se positionne ainsi comme le seul parti capable de répondre aux besoins des populations rurales, en proposant un changement de paradigme dans la gestion des infrastructures et des services publics.
La question du logement est également au cœur du programme de Carlos Martínez, avec une promesse d'investissements massifs et d'une volonté de faciliter le retour des jeunes dans les villages. C'est un pari risqué, mais le candidat est déterminé à redonner une raison d'être à ces territoires oubliés. Sa proposition, si elle aboutit, ne sera pas une simple réforme administrative, mais un véritable acte de souveraineté pour la communauté autonome.