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Chuck norris : l'ombre d'une guerre froide sur le cinéma américain

Le monde du cinéma a perdu un géant. Chuck Norris, l'homme au poing de fer, s'est éteint à l'âge de 85 ans, emportant avec lui une époque. Son héritage, bien au-delà des cascades et des mèmes, est aussi une fenêtre sur les angoisses de l'Amérique.

Deux films, deux visions de la colombie

Deux films, deux visions de la colombie

Son décès invite à reconsidérer deux titres marquants de sa carrière, Delta Force 2: The Colombian Connection (1990) et Code of Silence (1985). Si Code of Silence, acclamé par la critique et comparé à celui de John Wayne, place la Colombie comme origine d'une menace, c'est Delta Force 2 qui la présente comme un territoire de rébellion et de trafic.

Le film de Aaron Norris, frère du célèbre acteur, ramène le personnage du Colonel Scott McCoy, déjà vu en 1986, en Colombie. L'intrigue, bien que se déroulant dans un pays fictif nommé “San Carlos”, s'inspire clairement de la réalité colombienne des années 90, dominée par les cartels de la cocaïne. Le film, tourné aux Philippines en raison de contraintes budgétaires et de sécurité, est une tragédie en soi. Cinq membres de l'équipe sont morts dans un accident d'hélicoptère lors du tournage.

La représentation de la Colombie dans ces deux films est révélateur. Le pays n'est pas un lieu habité, mais un symbole de chaos, de violence et de pouvoir illégal. Une image renforcée par une série de productions hollywoodiennes pendant la