Confebus critique le plan anticrisis espagnol face à la crise énergétique
La confédération espagnole du transport en autobus (Confebus) a estimé que les mesures du plan anti-crise présentées par le gouvernement en réponse à la guerre en Iran sont « clairement insuffisantes face à l'ampleur » de la crise énergétique et de l'escalade du conflit.

Les coûts énergétiques pèsent lourdamment sur le secteur du transport
Le secteur du transport terrestre de voyageurs est fortement dépendant des carburants, qui représentent entre 25 et 35 % de ses coûts opérationnels, a souligné Confebus dans un communiqué.
L'escalade des prix des carburants a un impact immédiat sur la viabilité économique des services, en particulier dans les contrats publics à tarifs fermés ou à révision lente, ainsi que dans les contrats conclus pour la saison touristique, une grande partie d'entre eux déjà vendus aux touristes.
La patronale alerte que la crise énergétique actuelle constitue un « choc externe sans précédent récent, qui met en danger un service essentiel » pour la mobilité durable, la cohésion territoriale et le développement touristique de l'Espagne.
Confebus propose pour sa part une réduction temporaire de l'impôt spécial sur les hydrocarbures, des aides directes aux entreprises de transport par des transferts, une réduction ou un report des cotisations à la Sécurité sociale, la révision du cadre réglementaire des contrats publics et une acceleration des aides à la décarbonisation.