Crise à isa : carrillo écarté de la présidence après un revirement judiciaire
Le Conseil d'État a invalidé la nomination de Jorge Andrés Carrillo Cardoso à la tête d'Interconexión Eléctrica S.A. E.S.P. (ISA), un coup dur pour le groupe d'énergie colombien. La décision, rendue publique le 12 mars 2026, ouvre une nouvelle phase de sélection pour le poste.
La justice administrative confirme la contestation de la nomination
La sentence, issue d'une requête en clarification déposée par la défense de Carrillo, rejette toute possibilité de recours supplémentaire. Cela signifie que la procédure de recrutement pour le poste de président devra repartir du début, à partir du groupe de candidats identifiés en 2024.
La décision du Conseil d'État s'appuie sur un rapport négatif de la société de recrutement Korn Ferry, qui avait explicitement déconseillé le nommer à un poste de direction au sein d'une entreprise d'infrastructure de cette envergure. Le rapport qualifiait Carrillo de « candidat le moins qualifié ».
Cette affaire est le résultat de plaintes déposées par Luis Eduardo Peláez Jaramillo et Julio César Yepes Restrepo, qui ont soulevé des irrégularités dans le processus de sélection initial. Le Conseil d'État a confirmé qu'il ne peut intervenir directement dans la conclusion du contrat de travail entre Carrillo et ISA, cette responsabilité incombant désormais à la direction de l'entreprise.
Le processus de sélection doit désormais repartir de l'étape initiale, celle des candidats approuvés par le Comité de Talent Organisationnel d'ISA en janvier 2024. Il est clair que Carrillo ne figure pas parmi les sept candidats autorisés à poursuivre le processus.
Cette décision met fin à une bataille juridique qui avait débuté avec la sentence du 26 février 2026, qui avait déjà prononcé l'annulation de la nomination de Carrillo en raison d'une « expédition irrégulière » dans la procédure.
La direction d'ISA devra formaliser la fin du contrat de Carrillo et lancer une nouvelle recherche, cette fois en respectant scrupuleusement le protocole de 2024. Le Conseil d'État, dans son jugement, souligne que sa compétence se limite au contrôle juridique de la nomination, et non à la gestion des relations de travail.
La décision du Conseil d'État illustre une fois de plus la rigueur de la justice administrative colombienne, qui veille à la conformité des procédures de sélection des dirigeants d'entreprises publiques.
Le nom du successeur de Jorge Andrés Carrillo Cardoso ne sera connu que lorsque la direction d'ISA aura finalisé ses démarches. Pour l'heure, le groupe d'énergie colombien doit se tourner vers de nouvelles stratégies pour assurer la pérennité de ses activités.
Cette affaire souligne la complexité des processus de recrutement au plus haut niveau et la nécessité d'une évaluation rigoureuse des candidats.
Le Conseil d'État a laissé entendre que les prochaines décisions relèvent uniquement de la direction d'ISA, qui devra désormais gérer les conséquences de cette invalidation.