Grégoire accuse dati d'être « complice » de l'extrême droite à paris
Le candidat socialiste à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, a misé ce mercredi sur ses options de succéder à Anne Hidalgo en accusant Rachida Dati, candidate de l'extrême droite, d'être « complice » de la droite radicale.

Le débat électoral à paris
Alors que les Parisiens sont appelés aux urnes le 22 mars pour élire leur nouveau maire, le débat électoral a été marqué par des accusations de compromission entre les candidats de l'extrême droite et du centre-droit.
Emmanuel Grégoire, qui a remporté la première ligne le dimanche dernier avec 37,98% des voix, a qualifié Rachida Dati, candidate du parti ultra-conservateur Reconquista, de « complice » de la droite radicale. Sarah Knafo, candidate de Reconquista, s'est retirée de la course électoraliste mardi pour « bloquer la gauche », qui gouverne la capitale depuis 25 ans.
Grégoire a également fait remarquer que Dati a bénéficié du soutien potentiel des électeurs du centre grâce à la fusion de ses listes avec celles du groupe macroniste Horizons, dirigé par Pierre-Yves Bournazel, qui a obtenu 11,34% des voix.
« La droite extrême s'est sacrifiée à Paris pour vous, pour que vous puissiez bientôt leur rendre service », a-t-il avertis Dati lors d'un débat télévisé sur la chaîne BFMTV, en référence aux élections présidentielles de 2027.
Le débat a également opposé Grégoire et Dati à Sophia Chikirou, candidate de la formation d'extrême gauche La France Insoumise (LFI), qui a décidé de rester en lice malgré les refus d'accord avec les socialistes.
Les échanges ont porté sur la sécurité, les services publics, les impôts, la situation de l'habitat, ainsi que sur l'affaire des abus sexuels dans le secteur de l'éducation extra-scolaire.