Hudson : le fleuve reçoit l'ok pour la pêche, 50 ans après
Après半个世纪的等待, les familles new-yorkaises peuvent de nouveau savourer le poisson pêché dans le bas du fleuve Hudson. Une nouvelle édictée par une baisse significative des niveaux de PCB, ces polluants industriels qui avaient rendu la pêche dangereuse depuis les années 70.

Un changement historique pour le fleuve hudson
Le Département de Santé de New York a levé les restrictions concernant la consommation de certains poissons, notamment le bar rayé, dans le tronçon s'étendant du pont Rip Van Winkle à Catskill jusqu'à la pointe sud de Manhattan. Une annonce majeure qui marque un tournant dans la gestion environnementale de ce fleuve emblématique.
L'impact de ces PCB, dont l'utilisation a été interdite il y a plus de 40 ans, est profond. Ils se sont accumulés dans les sédiments et la chaîne alimentaire, affectant la santé humaine et posant des risques de troubles neurologiques, immunitaires et reproductifs. La persistance de ces composés, héritage des décennies de rejets industriels, notamment de la part de General Electric, a longtemps paralysé toute activité de pêche.
Mais la vigilance reste de mise. Si la situation s'améliore, les PCB sont toujours présents. Riverkeeper, une association de défense de l’environnement, insiste sur la nécessité de poursuivre les efforts de surveillance et de dépollution, soulignant que la contamination totale est encore loin d'être atteinte. Le tracé moyen et supérieur du fleuve, lui, reste soumis à des restrictions strictes, voire interdit à la pêche.
Les recommandations sont claires : pour les adultes et les enfants, une consommation modérée de certaines espèces est désormais possible, à condition de respecter les limites fixées. Pour les populations les plus vulnérables – femmes enceintes et enfants de moins de 15 ans – la prudence est de rigueur : une seule portion par mois est autorisée. Et le choix du poisson est crucial : privilégier le bar rayé, et bannir la carpe et la perche, dont les tissus présentent encore des concentrations élevées de PCB.
Audrey Van Genechten, experte au Département de Santé, a confié à NBC News : “Tous les membres de la famille peuvent consommer certaines espèces du Lower Hudson River”, un message d'espoir pour les communautés riveraines. Un conseil simple, mais essentiel : retirer la peau et la graisse du poisson avant de le cuisiner. Une action qui, selon Van Genechten, permet de réduire de 50% la présence de PCB.
La flexibilisation de ces règles n'est pas une victoire complète. Drew Gamils, représentant de Riverkeeper, le rappelle avec lucidité: “Malgré l’amélioration, les PCB persistent dans la chaîne alimentaire du fleuve.” Mais c'est une étape importante vers la restauration de cet écosystème vital, un témoignage que la vigilance et l'action peuvent porter leurs fruits, même après des décennies de dégradation. La vigilance devra rester de mise, car le fleuve Hudson a encore beaucoup à nous révéler.
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