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Indonésie : le carburant aérien s'envole, les billets suivent

Jakarta tremble. Face à l'escalade des tensions en Méditerranée, l'Indonésie réagit avec une fermeté surprenante : une augmentation de 28 % des taxes sur le kérosène, couplée à une autorisation pour les compagnies aériennes d'augmenter leurs tarifs intérieurs jusqu'à 13 %. Une décision qui risque de faire léviter les prix pour les voyageurs.

Le kérosène, un facteur déterminant

Airlangga Hartarto, ministre de l'Économie, l'a affirmé sans ambages : le combustible représente 40 % des coûts opérationnels des compagnies aériennes. L’Indonésie ne peut ignorer l'impact des fluctuations internationales, exacerbées par la situation actuelle au Moyen-Orient. Les hausses constatées en Thaïlande et aux Philippines ont servi de catalyseur, mais c'est la flambée des prix du pétrole qui a véritablement déclenché l'action.

Mais il ne s'agit pas uniquement d'une réponse automatique aux pressions externes. Le gouvernement indonésien semble jouer un pari risqué : permettre aux compagnies aériennes une marge de manœuvre tarifaire significative, tout en promettant d'absorber une partie de l'impact, notamment via la prise en charge des augmentations liées aux taxes. Une stratégie délicate, visant à équilibrer les impératifs économiques et les préoccupations sociales.

Airasia x : le premier domino

Airasia x : le premier domino

La décision indonésienne intervient alors même que le secteur aérien mondial est déjà sous tension. AirAsia X, la filiale long-courrier de la compagnie à bas prix AirAsia, a été la dernière à annoncer des surtaxes sur le carburant, sans préciser le montant ni la date de mise en œuvre. Un signal fort qui témoigne de l'ampleur de la crise, et qui pourrait inciter d'autres acteurs à suivre le même chemin. Les annulations de vols ne sont pas à exclure, surtout sur les routes les moins rentables.

L'évaluation de cette mesure, prévue dans deux mois, dépendra crucialement de l'évolution du conflit en Orient. Si la situation s'envenime, les Indonésiens devront se préparer à un vol plus coûteux. La facture, finalement, se paie toujours.