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Irán : cinq irakiens évacués, tensions explosives

Lima tremble. Cinq citoyens irakiens, dont trois mineurs, ont été évacués d'Iran et se trouvent actuellement en Turquie, en attendant un transfert vers un pays tiers. Un maigre communiqué de la Chancellerie péruvienne révèle une opération délicate, menée sous le sceau de la discrétion par l'ambassade et le consulat à Ankara.

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L'ombre de la guerre plane sur la région

La situation géopolitique est, disons-le, explosive. Alors que les bombardements israéliens sur le Liban et l'Iran s'intensifient – plus de 140 cibles touchées au Liban et plus de 200 en Iran rien que vendredi et samedi, selon l'armée israélienne – le spectre d'une escalade majeure se dessine. Le président américain, Donald Trump, a d'ailleurs lancé un ultimatum à l'Iran, lui laissant 48 heures pour débloquer le détroit d'Ormuz, sous peine d'une riposte énergique.

L'annonce de l'évacuation des Irakiens coïncide avec l'autorisation accordée par l'Iran au transit de navires transportant des produits de base et de l'aide humanitaire dans le détroit, une tentative d'apaisement face à la pression internationale. Mais le hasard a voulu qu'un projectile impacte à proximité de la centrale nucléaire de Bushehr, causant la mort d'un garde de sécurité et des dégâts matériels. Une illustration macabre de la fragilité de la situation.

Le Pérou, comme d'autres nations, multiplie les efforts pour protéger ses ressortissants. Déjà le 24 mars, la Chancellerie avait recommandé aux Péruviens résidant dans les pays touchés par le conflit d'extrême prudence, voire d'envisager un départ vers un lieu sûr. Une précaution nécessaire face à un conflit dont les ramifications dépassent largement les frontières régionales.

La question qui se pose désormais est de savoir si ces mesures d'urgence suffiront à contenir l'escalade. Le détroit d'Ormuz, point névralgique du commerce mondial, est au bord du gouffre. L'histoire nous enseigne que les ultimatums et les démonstrations de force ne font qu'attiser les braises. Seul un dialogue constructif, aussi improbable soit-il, peut éviter le pire.