Le procureur algérien condamne l'écrivain franco-algérien kamel daoud à trois ans de prison

La justice algérienne a rendu son verdict : l'écrivain franco-algérien Kamel Daoud a été condamné à trois ans de prison pour son roman 'Huríes'. Cette sentence a été prononcée après que plusieurs plaintes eurent été déposées contre l'auteur, en raison de la façon dont il abordait l'histoire de Saada Arbane, une survivante de la 'Décade noire' algérienne.

Le procès déclenché par des

Le procès déclenché par des 'victimes'

Le procureur adjoint près le tribunal d'Oran, Bumediène Zeroual, a expliqué que l'enquête avait duré plus d'un an et qu'il avait été en contact avec l'écrivain à plusieurs reprises à son domicile en Algérie, avant qu'il ne se réfugie en France.

Kamel Daoud avait déjà déclaré que le tribunal lui avait infligé une peine de trois ans de prison et une amende de cinq millions de dinars (soit environ 32 180 euros) en vertu de la loi de 'réconciliation nationale' adoptée en 2005, après la fin de la guerre civile.

La publication de 'Huríes', qui a remporté le prestigious prix Goncourt en 2024, a déclenché une vive polémique en Algérie, où le roman a été interdit. L'ouvrage se penche sur l'histoire d'une victime de la 'Décade noire', Saada Arbane, qui est la femme de la psychiatre de l'écrivain.