Panamá: mulino réactive un stade emblématique, un pari tenu!
José Raúl Mulino a tenu sa promesse. Le stade Roberto Mariano Bula, symbole d'une fierté sportive colonienne longtemps oubliée, a rouvert ses portes ce week-end, marquant une rupture avec les abandons et les promesses non tenues qui ont trop souvent entaché le paysage de l'infrastructure publique panaméenne.
Un héritage sportif retrouvé après neuf années d'abandon
Pendant près de dix ans, le stade, pierre angulaire du baseball dans la province de Colón, est resté à l'abandon, victime de la négligence et de la mauvaise gestion des fonds publics. L'inauguration officielle, sous la présidence de Mulino, a été l'occasion de dénoncer ces manquements, soulignant que le véritable enjeu n'était pas tant le manque de ressources que l'absence de volonté politique. « Promis et tenu », a affirmé le président, cinglant ainsi les gestionnaires précédents.
Le stade, désormais conforme aux normes de la Major League Baseball (MLB), est doté d'installations de pointe : un terrain synthétique homologué, des locaux commerciaux, un gymnase, un salon de conférences, des vestiaires modernes et même une infirmerie. Plus de 350 emplois directs et 3 000 indirects ont été créés lors de sa reconstruction, stimulant ainsi l'économie locale. La capacité d'accueil est de 5 000 spectateurs, avec un parking pour 102 véhicules.
La cérémonie d'inauguration, en présence de la première dame, Maricel Cohen de Mulino, d'autorités locales et de figures emblématiques du sport panaméen, dont Mariano Rivera, légende des Yankees, a coïncidé avec le match d'ouverture du Championnat National de Baseball 2026, opposant Chiriquí et Colón. Un symbole fort de la renaissance sportive de la région.
Mais au-delà du baseball, Mulino a insisté sur le rôle du stade comme lieu de rencontre pour les familles, générateur d'activité économique et potentiellement un vivier de futurs talents. Le projet a été mené à bien sans « tables de discussion ni promesses incomplètes », comme l'a souligné le président, préférant une approche directe. « Je suis direct – de pitcher à catcher – voici votre stade », a-t-il déclaré, sous les applaudissements de la foule.
La restauration de l'infrastructure n'est pas qu'une victoire sportive, c'est un signal clair : une administration soucieuse de donner suite à ses engagements, une promesse de réhabilitation pour une région longtemps délaissée.
L'histoire du stade Roberto Mariano Bula est désormais celle d'une résurrection, un témoignage que, avec de la volonté, les choses peuvent se faire bien. Et la statistique qui parle d'elle-même : 3 000 emplois indirects. La preuve que le sport est un puissant moteur de développement économique.