Qalifab menace de briser les négociations avec l'amérique après l'attaque à beyrouth
L’explosion de Beyrouth, un attentat ciblé sur un immeuble d’habitation au cœur de Dahiya, a plongé les négociations iraniennes-américaines dans une crise profonde. Mohamed Baqer Qalifab, chef du bras de négociation iranien et président du Parlement, a brandi le couperet, exigeant un cessez-le-feu immédiat en Liban avant toute discussion sérieuse.
Une provocation audacieuse, une mise au point explosive
L’attaque israélienne, présentée par Israël comme une riposte aux tirs de Hezbollah, est perçue en Iran non pas comme une simple contre-mesure, mais comme une démonstration de l’incapacité – ou de la volonté défaillante – des États-Unis à contenir le régime de Tel-Avive. Qalifab n’a pas mâché ses mots : « L’attaque des sionistes démontre une fois de plus que les États-Unis, soit ne veulent pas tenir leurs engagements, soit ne sont pas capables de le faire. » Une déclaration cinglante qui disqualifie l’initiative américaine de réouverture du détroit d’Ormuz, annoncée pour aujourd’hui, et qui était censée servir de tremplin à des discussions sur le programme nucléaire iranien.

Dahiya : un point de non-retour ?
Le choix de Dahiya comme cible n'est pas anodin. Il s'agit d'un quartier densément peuplé, véritable cœur battant de l'influence libanaise de Hezbollah, et surtout, d'un centre névralgique de commandement. L’opération, menée avec des missiles guidés par laser, a causé des destructions considérables et fait au moins trois morts, dont des civils. L’ampleur des dégâts, selon la NNA, “est importante”, mais ne saurait masquer la dimension politique : Washington est accusée de tacitement approuver cette action, une complicité jugée inacceptable par Téhéran.

La ligne rouge de trump
Le président américain, Donald Trump, avait d’abord annoncé le gel des négociations, puis, à la dernière minute, retrait cette mesure, ouvrant une brèche – une brèche que Qalifab a immédiatement qualifiée de « mensonge » ou de « manque de capacité à tenir ses promesses ». Le négociateur iranien a fait valoir que la situation est dépassée : “Le jeu du poli bon et du poli mauvais est révolu. Si les États-Unis ne peuvent pas honorer leurs engagements, il est impossible de poursuivre sur cette voie.” La perspective d'une reprise de négociations, initialement envisagée pour le mois de juin, s'éloigne désormais dangereusement. La Somme des victimes, 3 morts et 15 blessés, est un rappel brutal de la complexité et de la dangerosité de ce conflit.
