Rajoy, une ombre trouble au cœur du kitchen : l'ex-chef de la udef chocant !
Madrid, 21 avril. Le passé judiciaire de Manuel Vázquez, ancien chef de l’Unité de délits économiques et financiers de la Police Nationale, vient de secouer le procès du dossier Kitchen. L’accusé, Jorge Fernández Díaz, et Francisco Martínez, ancien secrétaire d’État à la sécurité, se retrouvent désormais sous un nouveau feu des critiques.
Une analogie surprenante : mbappé et la comptabilité du real madrid
Vázquez, témoin clé, a livré une comparaison saisissante : « Il faut voir : M. Rajoy, dans une comptabilité ou une extracontabilité, comme le dit M. Bárcena, apparaît et on commence à douter de qui c’est… C’est comme si K. Mbappé apparaissait dans la comptabilité du Real Madrid. » Cette remarque, jugée provocatrice par certains, soulève des questions brûlantes sur la nature des informations dont l’UDEF disposait.
L’ex-chef de la police a rejeté catégoriquement toute volonté de dissimulation. « Rien n’a été étouffé. Ces ordres n’existaient pas. » Il a insisté sur le fait que la mention de Rajoy dans une comptabilité ou une extracontabilité n’était pas une interrogation sur l’identité de la personne, mais plutôt une remise en question de la validité même de ces documents.

Les détails qui comptent : surveillance et flux d’argent
Vázquez a également révélé que les unités de la police étaient tenues d’enregistrer les opérations dès le début d’une enquête, afin de détecter toute concordance. Il a toutefois reconnu que, faute de mieux, les unités n’avaient pas été en mesure de signaler toute surveillance de Luis Bárcena ou de son entourage. « Avant d’être affecté à la UDEF, je ne le savais pas. Depuis, je ne peux l’affirmer catégoriquement, car peut-être que oui. »
Le témoignage met en lumière des failles potentielles dans les procédures d’investigation et soulève des doutes sur la transparence des opérations menées par la Police Nationale. La cession d’informations entre la UDEF et la Direction Opérationnelle Ajoutée (DAO) reste un point central de l’enquête, avec des échanges de courriels qui pourraient révéler des liens encore plus complexes entre les différents acteurs impliqués.
Enfin, l’ancien policier a nuancé l’importance des fonds réservés, précisant qu’ils n’étaient pas directement accessibles à l’UDEF, mais acheminés via la Comisaría General de Información. Il a également contesté toute demande de financement pour le controversé commissaire Villarejo, affirmant n’avoir jamais reçu de telles sollicitations.
L’affaire Kitchen continue de débouler, et chaque nouvelle pièce du puzzle risque de revoir les fondations de cette controverse judiciaire. La question demeure : jusqu'où l'ombre de Rajoy s'étend-elle dans les coulisses de ces affaires?
