Rubio : washington obtient un soutien massif pour une proposition d'ouverture de la voie à l'iran

Le Secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a affirmé lundi que la dernière proposition envoyée par Washington à Téhéran, visant à ouvrir le détroit d'Ormuz et à engager une véritable négociation sur le programme nucléaire iranien, bénéficie d’un « soutien considérable » tant dans les pays du Golfe pérsique que « au niveau mondial ». Cette annonce, faite depuis New Delhi, marque un tournant dans une stratégie qui, selon Rubio, s’appuie sur une base solide et une volonté affirmée de ne pas céder à la pression.

Un accord ‘raisonnable’ et ‘juste’ pour le monde

Rubio a souligné que la proposition, « soutenue massivement (au Golfe pérsique) ainsi qu’au niveau mondial », représente un « accord raisonnable et juste pour le monde entier ». Il a précisé que le président Trump, « ne se précipitera pas », et qu'il attendra des garanties avant d'envisager la signature d'un accord. L’attente, selon le Secrétaire d’État, est un signe de prudence et d’une volonté d’éviter les erreurs du passé.

Le dossier libanais : une complexité endémique

Le dossier libanais : une complexité endémique

La discussion a ensuite viré au Liban, où Rubio a souligné que Washington abordait la situation « séparément ». Il a rappelé l’existence d’un cessez-le-feu de 45 jours, mais a insisté sur le fait que les affrontements entre le Hezbollah et l’armée israélienne, ainsi que les frappes aériennes israéliennes, persistent. Il a noté, avec une critique acerbe, que le problème résidait « au cœur du Hezbollah », accusé de « chercher à renverser le gouvernement libanais » - une accusation déjà formulée par le Département d'État. Il a évoqué des « échanges quotidiens » entre les gouvernements libanais et israélien, mais a sous-entendu que ces dialogues ne suffiraient pas à dissiper les tensions.

Hezbollah : un obstacle à la paix

Hezbollah : un obstacle à la paix

Rubio a conclu sur le dossier libanais en affirmant qu'« tant que le Hezbollah sera armé, il sera difficile d’atteindre la paix ». Il a dénoncé les « attaques » du Hezbollah contre Israël, tout en soulignant que « le peuple libanais paie un prix exorbitant » en raison de l’influence du groupe. Il a rappelé les chiffres alarmants des victimes et des blessés, évoquant au moins 3 123 morts et 9 506 blessés depuis le début des hostilités en mars. Il a évitée de répondre directement à une question sur une éventuelle solution pour stopper les attaques israéliennes, arguant que « Israël a toujours le droit de se défendre », et que ce droit s’applique également pendant l’application du cessez-le-feu.