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Salta : le témoignage glaçant qui éclaire le féminicide de mercedes kvedaras

L'affaire Mercedes Kvedaras a pris une tournure macabre ce lundi à Salta, avec le témoignage de María Mercedes Ibarra, une amie de la victime, qui a reconstitué les heures précédant la découverte du corps. Un récit troublant, marqué par la peur et un sentiment d'impuissance face à la violence.

Le moment de la découverte : une scène d'horreur

María Mercedes Ibarra a relaté comment, après une longue absence de contact avec Mercedes Kvedaras et José Eduardo “Jota” Figueroa, elle s'est rendue au domicile de “Lalo” Figueroa, le père du principal suspect. La scène qu'elle a trouvée était digne d'un cauchemar : une voiture avec des vitres embuées, Figueroa affalé sur le siège conducteur, semblant inerte. Sa fille, Agustina, a alors crié, craignant le pire. Mais un signe de vie, un simple clignement d'œil, a révélé que Figueroa était toujours en vie, bien que dans un état critique. Le corps de Mercedes, partiellement dissimulé sous une toalha et un sweat-shirt, laissait entrevoir l'ampleur de la tragédie.

Un passé familial complexe et une dette qui pèse

Un passé familial complexe et une dette qui pèse

Le témoignage d'Ibarra a également mis en lumière un passé familial entremêlé, son père ayant été associé commercial à “Lalo” Figueroa. Figueroa lui-même était endetté envers l’entreprise d’Ibarra, une situation qui semble avoir exacerbé les tensions ces derniers temps. Ibarra a insisté sur le tempérament serviable de Figueroa, soulignant une réunion récente au cours de laquelle ils avaient discuté de ses difficultés financières. Un portrait contrasté d’un homme capable d'une grande gentillesse, mais aussi porteur d'un sombre secret.

Le frère de la victime : un appel désespéré depuis buenos aires

Le frère de la victime : un appel désespéré depuis buenos aires

Manuel Kvedaras, le frère de la victime, a quant à lui livré un témoignage poignant sur la détérioration de la relation entre Mercedes et Figueroa. Il a révélé que sa sœur lui avait confié, quelques jours avant sa mort, son désir de se séparer et la colère grandissante de son compagnon. Un appel à l'aide désespéré, resté sans réponse. Manuel a également apporté un élément crucial à l'enquête : il possédait le code de déverrouillage du téléphone de sa sœur depuis 2019 et, depuis Buenos Aires, avait alerté sa mère sur la localisation du téléphone dans la zone de la maison de “Lalo” Figueroa. Cette information, cruciale, a permis de confirmer les soupçons et de recentrer les investigations.

Un féminicide qui révèle une spirale de violence

Le procès, qui se déroule devant un tribunal présidé par María Cecilia Flores Toranzos, Eduardo Sángari et Leonardo Feans, met en lumière les enjeux complexes de la violence conjugale. L'accusation, menée par la fiscal Luján Sodero Calvet, se concentre sur un contexte de violence de genre, tandis que la défense, assurée par Juan Casabella Dávalos, tente de minimiser l'implication de Figueroa. Le témoignage des proches de la victime, chargés d'émotion, a mis en évidence la personnalité joyeuse de Mercedes et la proximité des deux familles, rendant la tragédie encore plus bouleversante.

L'affaire Kvedaras, au-delà de la douleur des proches, soulève une question essentielle : comment briser le cycle de la violence et protéger les femmes victimes d'abus ? La réponse, aussi complexe qu'urgente, reste à trouver.