Sánchez défie lima : la guerre des voix est définitive
Lima, le 25 avril – Le candidat de gauche, Roberto Sánchez, a jeté son dévolu sur la présidence du Pérou, affirmant avec une conviction inébranlable qu’il affrontera Keiko Fujimori au second tour, le 7 juin. Une déclaration qui, selon lui, confirme déjà la volonté populaire.
Une demande constitutionnelle en marche
Sa plateforme politique, Juntos por el Perú (JP), déposera une requête auprès du tribunal constitutionnel dès lundi, ciblant les autorités électorales et la justice. L’accusation ? Des irrégularités flagrantes lors des élections du 12 avril. Sánchez insiste : il s’agit d’une « réfoundation » du pays, une entreprise menée par le peuple.
Plus du 95% du scrutin a été comptabilisé, mais les chiffres, selon Sánchez, placent son parti en deuxième position, après Fujimori. Une situation qu’il qualifiera d’« inacceptable » et qui exige un « contrôle social rigoureux ».

La médias, un arsenal de défense
L’offensive médiatique menée par ses adversaires, notamment Rafael López Aliaga, est dénoncée par Sánchez comme une « attaque sournoise ». Il rejette catégoriquement les allégations de fraude, soulignant que des communautés entières, soutenant massivement sa candidature, se mobilisent pour défendre le respect de leur vote.
Défis électoraux et promesses indulges
La question des problèmes logistiques rencontrés lors de l’envoi des bulletins de vote, particulièrement à Lima, est au cœur de ses préoccupations. Il exige une enquête approfondie et des sanctions appropriées. Mais l’annonce la plus audacieuse ? L’indulto pour Pedro Castillo, le candidat actuellement emprisonné pour son tentative de coup d’état en décembre 2022. « Il existe des motifs plus que suffisants pour une demande constitutionnelle », déclare-t-il, affirmant que cette mesure est nécessaire pour apaiser les tensions et ouvrir la voie à une transition pacifique.
Une surveillance internationale et un calcul précis
Sánchez met en avant la validation par les observateurs internationaux du processus électoral, tout en rappelant l’importance d’une transparence totale. Il insiste sur la nécessité d’une « celerité et un respect sacré de la volonté populaire », soulignant que la question de l’élection est plus complexe que ce que laissent entendre les chiffres.
Le démembrement du pouvoir électoral
La démission du chef de l'ONPE, Piero Corvetto, survenue en plein processus électoral, est également critiquée. Sánchez y voit une « négligence flagrante » qui doit être punie. Il considère que les dysfonctionnements qui ont entravé le déroulement des élections – notamment le manque de matériel électoral à Lima – constituent une grave faute à réparer. Il ne se laissera pas décourager et affrontera Fujimori avec la ferme intention de défendre l’intégrité du processus.
