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Sánchez et son gouvernement largement absents au contrôle parlementaire

Le palais a officiellement annoncé l’absence du président Pedro Sánchez, de son nouveau vice-président premier, Carlos Cuerpo, et des ministres José Manuel Albares (Affaires étrangères), Margarita Robles (Défense) et Pablo Bustinduy (Droits sociaux) à la prochaine session plénière du Congrès. Une décision qui, loin de réduire les tensions politiques, a relégué au second plan le traditionnel duel parlementaire entre Sánchez et le président du PP, Alberto Núñez Feijóo, dans un contexte marqué par les procès liés aux affaires ‘Kitchen’ et ‘mascarillas’, ainsi que par la situation volatile du conflit bélico au Proche-Orient.

La opposition se tourne vers bolaños

Face à cette absence, l’opposition a concentré ses interrogations sur le ministre de la Présidence, Justice et Relations avec les Corts, Félix Bolaños. Le PP a déposé une question purement formulée, une pratique habituelle visant à englober une multitude de sujets, tandis que Vox, via son porte-parole Pepa Millán, a sollicité une réponse explicite sur la capacité du gouvernement à répondre aux attentes des citoyens espagnols. Santiago Abascal et ses partisans ont également déposé une motion d’interpellation pour demander à Bolaños de préciser les priorités du gouvernement pour le reste de son mandat législatif, une question qui avait déjà été soulevée lors d’une récente audience devant la Commission Constitutionnelle.

Un débat anticipé et des menaces

Un débat anticipé et des menaces

Le débat sur cette motion d’interpellation est programmé dans une semaine, juste avant la votation d’une motion de censure, un texte qui pourrait bien voir la troisième force du Congrès exprimer son désaccord envers le ministre. Junts, quant à eux, exigera de Bolaños qu’il déclare si, selon lui, la justice espagnole garantit la liberté d’expression. L’enjeu est palpable, et l’atmosphère tendue.

Puente sous le feu des critiques

Puente sous le feu des critiques

Le ministre des Transports, Óscar Puente, accumule également un nombre important de questions des différents groupes parlementaires, notamment à la suite de la publication d'un rapport de la Guardia Civil concernant l'accident tragique d'Adamuz (Cordoue) qui a coûté la vie à 46 personnes. Le PP réclame désormais une réponse de Puente sur sa responsabilité, la pertinence des impôts payés par les citoyens espagnols et sa propre volonté de prendre des mesures. Cristina Valido (Coalición Canaria) exigera de Puente un calendrier précis pour le respect de l'article 161 de l'Autonomisation de Canaries, qui reconnaît à l'archipel le droit de planifier et de gérer ses aéroports.

Début d’arcadi españa

La session plénière de mercredi marquera également le début du mandat du nouveau ministre des Finances, Arcadi España. Il devra répondre aux interrogations d'Alberto Ibáñez (Compromís-Sumar) concernant la « sous-financement historique » de la communauté valencienne, ainsi que de Oskar Matute (Bildu) sur la volonté du gouvernement de récupérer l'impôt sur les énergies, même en l'absence d'action de l'Union Européenne. Le PP, lui, s'interrogera sur la politique énergétique du gouvernement, qu'il juge « manifestement défaillante », tandis que José María Figaredo (Vox) exigera une clarification sur les intentions du gouvernement en matière de politique énergétique.

La pression monte sur aagesen et saiz

La ministre de la Transition énergétique, Sara Aagensen, sera également soumise à un examen minutieux, notamment en raison de la crainte persistante de dissimulation de la vérité. L'UPN déposera une motion d'interpellation pour que la ministre donne des comptes sur le calendrier de la concrétisation de la seconde phase du canal de Navarra. Enfin, la députée de Canarias, Cristina Valido, réclamera à Isabel Rodríguez (Habitat) de préciser la date à laquelle le gouvernement compte mettre en œuvre l'article 161 de l'Autonomisation de Canaries.

Pnv, inquiet face à la flambée des violences armées

Le Parti National Basque (PNV) s’interrogera également sur la responsabilité politique de l’ex-ministre de la Politique Territoriale, Ángel Víctor Torres, dans le contexte d’une augmentation alarmante des agressions par armes blanches dans les lieux publics. Fernando Grande Marlaska, le ministre de l'Intérieur, devra rendre des comptes sur ce sujet.

Le gouvernement, en première ligne

L’ensemble de la coalition gouvernementale devra répondre à une série de questions pointues, notamment sur la situation de la santé, l’égalité des sexes et l’immigration. Le débat s'annonce intense, et le gouvernement devra faire preuve de fermeté pour préserver sa position. La semaine à venir sera déterminante pour l'avenir de son mandat.