general

Séville: le roi émérite fait son retour triomphal à la maestranza

L’effervescence s’est emparée de Séville ce dimanche de Pâques. Non pas seulement pour les fidèles célébrant la Résurrection, mais surtout pour les aficionados de la tauromachie, en attente de la réapparition de Don Juan Carlos I dans les gradins de La Maestranza. Une venue qui a électrisé la ville et ravivé les passions.

Une arrivée marquée par l'approbation

L’ancien chef de l’État, vif et souriant, a été accueilli par une ovation. Les cris de '¡Viva el Rey!' ont fusé des tribunes lorsque la voiture, transportant également l’Infanta Elena, a franchi les portes de la plaza. Une scène digne des plus beaux jours de la monarchie espagnole, capturée par des dizaines d’appareils photo. L'Infanta, visiblement ravie de partager cette journée avec son père dans sa ville natale, affichait un sourire radieux.

Avant eux, Felipe Juan Froilán et Victoria Federica, accompagnés de Jorge Navalpotro, avaient déjà pris place. Ce moment a marqué une première pour le jeune homme, qui a pu enfin rencontrer son grand-père, après un déjeuner familial chaleureux et intime quelques heures plus tôt. Un symbole de continuité et de transmission, au cœur de la Fiesta.

Morante, roca rey et david de miranda : une terna de prestige

Morante, roca rey et david de miranda : une terna de prestige

Le cartel de ce dimanche de Pâques, dominé par la figure emblématique de Morante de la Puebla, a attiré une foule considérable. Francisco Rivera et Lourdes Montes, ainsi que le célèbre chanteur de flamenco Paco Candela, comptaient également parmi les spectateurs privilégiés, témoignant de l'importance de cet événement pour la culture andalouse. La plaza était comble, chaque regard rivé sur l'arène, attendant le spectacle qui allait se dérouler.

Mais au-delà de la corrida elle-même, l'événement a surtout ravivé la polémique autour de la présence du Roi Émérito. Alors que certains y voient un geste de réconciliation et de retour aux sources, d’autres s'interrogent sur la pertinence d'une telle apparition publique, compte tenu des controverses qui ont jalonné son règne. Le débat est loin d'être clos, mais une chose est sûre : la venue de Don Juan Carlos I a indéniablement marqué ce dimanche de Pâques à Séville, laissant derrière elle un parfum d'excitation et d'incertitude. La corrida, elle, a été à la hauteur de l'attente, et la Maestranza a vibré au rythme des passes de Morante, Roca Rey et David de Miranda.