Victimisation secondaire : l'avertissement alarmant de la procureure générale
La lutte contre la violence conjugale et les agressions sexuelles exige une vigilance extrême, a prévenu la Procureure Générale, Teresa Peramato. Son intervention, lors de la clôture de l’École de l’Été du Ministère Public à Bergondo, a mis en lumière le risque insidieux de « victimisation secondaire », une récidive psychologique qui peut ruiner la reconstruction des victimes.
Une coordination cruciale pour éviter les ‘fissures’
Peramato a souligné l’impératif d’une collaboration étroite entre la Procureure et les services sociaux. L’absence de cette synergie, a-t-elle souligné, peut entraîner des « dommages supplémentaires » pour les femmes et les hommes victimes de ces crimes atroces. L'École de l'Été, qui a rassemblé des magistrats de tout le pays, a exploré la notion de « Tutelle et protection des victimes dans le cadre pénal », un domaine où la prévention est plus qu'une simple option.
L’intervention a été marquée par une insistence sur la nécessité d’une action proactive de la part du Ministère Public, un rôle de protecteur, d’un rempart contre le trauma que ces procédures peuvent engendrer. « Un traitement adéquat évitera que la victime ne se sente davantage blessée », a-t-elle affirmé, rappelant l’importance d’un soutien institutionnel et social renforcé.

Un taux de non-déclaration alarmant
La Procureure a également dénoncé un nombre préoccupant de délits sexuels non signalés, un silence assourdissant qui témoigne d’une vulnérabilité alarmante de certaines victimes. Elle a insisté sur la nécessité de traiter avec une attention particulière ces personnes les plus exposées, celles qui nécessitent un accompagnement spécifique et renforcé. Il est impératif de mettre en place des ‘outils’ et des ‘protocoles’ efficaces pour garantir un traitement juste et respectueux.

Défis et innovations en matière de protection
Ces trois jours d’école ont permis d’analyser les dernières réformes et les défis contemporains en matière de protection des victimes, notamment l'évolution du traitement des victimes dans le cadre pénal et l'attention portée aux personnes vulnérables. Un accent particulier a été mis sur les nouvelles compétences des sections dédiées à la violence envers les femmes. La présence du président de la Diputación de A Coruña, Valentín González Formoso, a souligné l'importance de ces forums pour le débat sur des questions déterminantes. La fiscal supérieure de Galice, Carmen Eiró, a souligné la valeur de ces rencontres pour renforcer les liens entre les institutions et pour actualiser les pratiques.
La Procureure Générale a conclu en affirmant que le travail de la justice doit rester concentré sur la protection des victimes et sur la lutte contre les crimes, sans jamais les reléguer au second plan. La complexité du terrain exige une action rigoureuse et une attention constante. Il ne s'agit pas seulement de poursuivre les auteurs, mais de reconstruire la vie des victimes, une tâche qui, en fin de compte, est un impératif moral.
