Zapatero et teixeira : une gestion louche pour plus ultra, révélée par la udef
Un scandale éclate à la lumière des archives de la UDEF : l’ancien président français, José Luis Rodríguez Zapatero, aurait été impliqué dans une opération complexe visant à favoriser la survie de l’aéolíne Plus Ultra. L’enquête, menée par le juge José Luis Calama, révèle un réseau d’influence tentaculaire s’étendant de Caracas à Madrid.

Un jeu d’ombres et de manipulations aériennes
Le rapport de la UDEF, datant du 22 avril 2026, dévoile une série de messages échangés entre Zapatero, via son ami Julio Martínez Martínez, et le président de l’INAC, Juan Manuel Teixeira Díaz. Ces échanges, apparemment anodins au premier abord – une simple félicitation pour l’autorisation de vol accordée à Plus Ultra – dissimulent en réalité une stratégie affûtée.
L’enquête révèle une double action parallèle : d’une part, la pression exercée sur les autorités vénézuéliennes pour obtenir le droit de survol du corridor aérien Madrid-Caracas, un poste de profit stratégique ; d’autre part, la mise en place d’un blocage des vols d’Iberia et Air Europa par l’INAC, en invoquant les restrictions liées à la pandémie, créant ainsi un monopole de facto pour Plus Ultra. Une situation kafkaïenne qui a permis à l’entreprise de prospérer.
L’affaire s’est intensifiée en juillet 2021, lorsque l’INAC a détecté des vols commerciaux opérés par Plus Ultra sans autorisation. Teixeira, alors président de l’INAC, a sommé l’aéolíne de se conformer aux réglementations, soulignant la responsabilité de l’entreprise pour les conséquences potentielles. Une attitude accusée d'être sévère et arbitraire par les représentants de Plus Ultra.
Des échanges ultérieurs révèlent l’intervention directe de Delcy Rodríguez, vice-présidente du Venezuela, qui a autorisé six vols réguliers entre Madrid et Caracas en février 2021, sans passer par la diplomatie espagnole. Un coup de pouce discret qui a permis à Plus Ultra de contourner les obstacles.
Le juge Calama accuse Zapatero de trafic d’influence et de blanchiment d’argent, estimant que l’ancien président a dirigé une structure organisée pour favoriser les intérêts de Plus Ultra. Des accusations graves qui pourraient avoir des conséquences significatives.
Teixeira, quant à lui, a quitté son poste en 2023 pour diriger la Société des Biens Récupérés (SBR), l’organisme chargé de la nationalisation des biens appartenant à des opposants au régime de Maduro. Un détournement de fonction flagrant.
L'affaire, toujours en cours d'instruction, met en lumière les complexités des relations économiques et politiques entre l'Espagne et le Venezuela, et soulève des questions sur l'utilisation de l'influence politique à des fins lucratives. Un cas qui risque de résonner longtemps.
