Appel lunaire, dérapages présidentiels : la mission artemis ii en eaux troubles

L'euphorie de la mission artemis II, qui a permis aux astronautes américains et canadiens d'établir un nouveau record de distance par rapport à la Terre, a été gâchée par un appel téléphonique depuis la Lune, marqué par les divagations de Donald Trump sur son rôleprésumé dans le sauvetage de la NASA et des anecdotes sur Wayne Gretzky.

Un président qui s'invite dans l'espace

Alors que l'équipage d'Artemis II célébrait son exploit, l'appel, orchestré par Jared Isaacman, l'administrateur de la NASA devenu un fidèle conseiller de Trump, a pris une tournure inattendue. Loin de félicitations concises, l'ancien président a saisi l'opportunité pour se vanter d'avoir empêché la fermeture de l'agence spatiale lors de son premier mandat, une affirmation qui suscite de vives contestations au sein de la communauté scientifique et politique.

L'échange, diffusé en direct, a été ponctué de longs silences et de références incongrues à la carrière du joueur de hockey Wayne Gretzky, ainsi qu'à une prétendue fierté du premier ministre canadien, Mark Carney, envers l'astronaute canadien Jeremy Hansen. L'ambiance, déjà tendue par le contexte de l'espace, s'est aggravée lorsque Trump a invité les astronautes à une réception à la Maison Blanche, en demandant, avec une désinvolture déconcertante, leur autographe.

Des coupes budgétaires qui jettent le doute

Des coupes budgétaires qui jettent le doute

Il est particulièrement ironique que Trump se présente comme le sauveur de la NASA alors que son administration a systématiquement tenté de réduire son budget. Malgré le soutien bipartite du Congrès, qui a maintenu un financement conséquent, le président actuel a réaffirmé son intention de procéder à des coupes budgétaires drastiques en 2027, menaçant les programmes scientifiques de l'agence d'une réduction de 23 %. Cette politique, dénoncée comme