Catamarca: leva urgent une réforme électorale sans consensus, jalil définit sa position

Le gouverneur de Catamarca, Raúl Jalil, a lanceté un plaidoyer pour une réforme politique majeure, axée sur l’élimination des Primarias Abiertas, Simultáneas y Obligatorias (PASO), soulignant l’impératif d’un consensus large. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie de dialogue avec le gouvernement national, tout en affermissant l’identité péroniste de sa province.

Un partenariat avec milei, sans adhésion totale

Jalil, réputé pour sa proximité avec le président Javier Milei, a précisé que ce lien ne se traduisait pas par une adhésion inconditionnelle à ses politiques. Il a cité Gustavo Sáenz et Osvaldo Jaldo, d’autres gouverneurs péronistes, comme faisant partie d’un groupe qui articule des positions avec l’exécutif national. Une position pragmatique, loin des postures idéologiques.

L’électorat argentin, plus intelligent que pris pour savoir

L’électorat argentin, plus intelligent que pris pour savoir

Cette approche se reflète concrètement au Congrès. Les députés de Jalil ont voté en faveur du Régime d'Imposition des Impôts Intermédiaires (RIGI) et du budget 2026, illustrant une volonté d’alignement avec l’administration en place. Jalil souligne que l'électorat argentin est devenu plus perspicace, jugeant la gestion et le dialogue sur la base de résultats concrets plutôt que de simples promesses.

Économie et inflation : priorités du gouverneur

Économie et inflation : priorités du gouverneur

En matière économique, Jalil met en avant l’équilibre budgétaire et le contrôle de l’inflation comme des priorités absolues. Il rappelle que Catamarca avait déjà mis en œuvre des mesures pour maîtriser la dette provinciale, qui représente aujourd’hui seulement 3 % du budget, contre les 30 % hérités par son prédécesseur. Une gestion prudente et responsable, loin des dépenses excessives.

Réforme du banco central : un impératif

Le gouverneur plaide également pour une réforme du Banco Central, conférant à cette institution le rôle de gardien de la valeur de la monnaie, à l'instar de ce qui se fait aux États-Unis. Cette réforme, selon lui, est essentielle pour maintenir la confiance et garantir la stabilité économique. Il souligne que l'Argentine a longtemps négligé ce rôle fondamental.

Calendrier et objectifs de la réforme électorale

Jalil fixe un échéancier ambitieux : mars ou avril 2027, pour la conclusion d’un accord entre les gouverneurs et le gouvernement national sur un nouveau système électoral. Il insiste sur la nécessité d’un consensus durable, dépassant les considérations politiques de court terme. L’objectif ? Simplifier le processus électoral et renforcer la confiance des citoyens.

Le système paso, un échec ?

Le gouverneur réaffirme son opposition aux PASO, arguant qu’elles n’ont pas renforcé les partis politiques. Il estime que les candidatures devraient être décidées en interne, par des conventions ou des alliances entre les différents fronts. Une critique acerbe d'un système jugé inefficace et source de divisions.

L'argentine, un pays à surveiller

Jalil insiste sur l’importance de la réforme électorale pour l’image de l’Argentine auprès des investisseurs. Il avertit que l’absence d’investissement constitue un frein au développement économique et à la création d’emplois. Un message clair et direct, adressé à la communauté internationale.

Le peronisme, un parti en évolution

Concernant le peronisme, Jalil évite les jugements hâtifs. Il réaffirme son appartenance au parti depuis 1983, mais reconnaît une transformation profonde des partis politiques, qui transcende les frontières de l’Argentine. Il cite le sénateur Mario Borghese pour illustrer cette évolution. Jalil rejette catégoriquement toute affiliation à La Libertad Avanza, soulignant son adhésion au peronisme depuis 1983 et son rôle de procureur.

Dialogue et contrôle interne : un appel à l’ouverture

Enfin, Jalil dénonce les interventions partidaires observées dans d’autres provinces, notamment en Salta, Misiones et Jujuy, qui ont conduit à des défaites électorales. Il appelle à une plus grande ouverture interne au sein des partis politiques, rappelant que “le parti est de tous”.