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Héritières de soleimani : washington frappe un nouveau coup

Washington a franchi une nouvelle ligne rouge dans sa confrontation indirecte avec l'Iran. Hamideh Soleimani Afshar, nièce du général Qassem Soleimani, et sa fille, Fatemeh Ardeshir-Larijani, ont été arrêtées vendredi soir et se trouvent désormais entre les mains des services d'immigration américains. Une décision qui, au-delà de la dimension humaine, envoie un message clair à Téhéran.

Propagande iranienne et voyages suspects : les motifs de la décision

Propagande iranienne et voyages suspects : les motifs de la décision

Selon un communiqué du Département d'État américain, Hamideh Soleimani Afshar, qui résidait à Los Angeles, aurait activement promu la propagande du régime iranien, célébrant même les attaques contre les forces américaines au Moyen-Orient. Des activités, dit-on, menées tout en bénéficiant d'un statut de résident permanent américain. Mais le motif principal de son arrestation réside dans la nature frauduleuse de sa demande d'asile, déposée en 2019. Le Département de la Sécurité intérieure a relevé, à juste titre, au moins quatre retours au Iran après l'obtention de sa carte verte, une violation flagrante des règles d'immigration.

L'épouse et le mari de Hamideh Soleimani Afshar ont également vu leur statut révoqué, et sont désormais dans l'incapacité de se rendre aux États-Unis. Une purge ciblée, orchestrée par le secrétaire d'État Marco Rubio, qui a également pris des mesures similaires à l'encontre de la fille et du mari d'un ancien haut responsable iranien de la sécurité, Ali Larijani, dont la disparition récente, dans des circonstances encore floues, ajoute à la complexité de la situation.

Cette action, qui s'inscrit dans une Politique de fermeté affichée par l'administration Trump, rappelle la révocation du statut de plusieurs militants pro-palestiniens l'année dernière. Toutefois, ces décisions ont fait l'objet de contestations judiciaires, arguant d'une violation de la liberté d'expression. Il sera intéressant d'observer si ce sera le cas ici, dans un contexte géopolitique particulièrement tendu.

L'opération rappelle la mort du général Soleimani, tué en 2020 par une frappe de drone américain en Irak, un événement qui a exacerbé les tensions entre les deux pays. L'ascension fulgurante de Soleimani, figure emblématique de la révolution iranienne, témoigne d'une ambition démesurée et d'une influence considérable au sein du Corps des Gardiens de la révolution islamique. Une influence que Washington s'efforce, depuis des années, de contenir par tous les moyens.

La décision américaine est un rappel brutal : le statut de résident permanent aux États-Unis n'est pas un droit acquis, mais un privilège qui peut être révoqué en cas de menace pour la sécurité nationale. Une leçon amère pour les héritières de Soleimani, et un signal d'avertissement pour tous ceux qui, sous le ciel américain, soutiennent ouvertement des régimes jugés hostiles.