Paro fallace en entre ríos: la reforma previsional continue, malgré les efforts syndicaux
Un maigre rassemblement de 2 000 personnes à Paraná a contrecarrer les revendications d’un vaste mouvement de grève contre la réforme des retraites initiée par le gouverneur Rogelio Frigerio en Entre Ríos.
Un soutien éloigné : la crise des syndicats
L’opération syndicale, s’appuyant sur l’intervention de plus de 15 bus loués, ainsi que des véhicules particuliers et des remis, a représenté un investissement financier de plus de 30 millions de pesos. Cependant, cette mobilisation massive a laissé place à une réalité désolante : plus de 70% des enseignants de la province ont respecté leur horaire de travail, témoignant d’un manque de soutien populaire à la contestation.

Les fondamentaux de la réforme : un ajustement brutal
La réforme, portée par le gouvernement Frigerio, vise à maintenir un capital de 82% du revenu brut pour les retraités, une garantie longtemps défendue par les agents publics. Les modifications touchent à la fois l’âge de la retraite et les régimes spéciaux. Une femme travaillant pour l’État provincial peut prendre sa retraite à 57 ans, tandis qu’un homme attendra 60 ans. Une particularité s’applique aux enseignants, qui peuvent prétendre à la retraite à 52 ans, sous réserve de remplir des conditions de service et de performance.

Des contributions insuffisantes : un déficit persistant
Malgré un taux de contribution de 19% du revenu brut des actifs, le système de retraite d’Entre Ríos est confronté à un déficit flagrant. Les cotisations de 120 000 agents en activité et de l’État en tant qu’employeur ne suffisent pas à couvrir les besoins des 65 000 retraités. Les négociations entre les syndicats et le gouvernement se sont avérées infructueuses, malgré les tentatives de dialogue.
Réactions et attentes des syndicats
Victor Sanzberro, sénateur justicialiste, a souligné que le financement brutal de la province par le gouvernement national ne justifiait pas un “ajustement qui pèserait principalement sur les travailleurs et les retraités entrerriens”. Les syndicats, notamment l’ATE et l’AGMER, ont exprimé leur opposition ferme à la réforme, craignant une perte de droits pour les actifs et les futurs retraités. L'absence de résultats concrets laisse présager une bataille judiciaire et sociale de longue haleine.
