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Trump propulse hilton : le chaos républicain en californie s'intensifie

L'endorsement de Donald Trump à Steve Hilton, ancien animateur de Fox News, pourrait bien sceller le destin des ambitions républicaines en Californie. Une manœuvre audacieuse, voire imprudente, qui pourrait involontairement ouvrir la voie à une victoire démocrate dans le scrutin de novembre.

Un soutien inattendu qui bouleverse les stratégies

L'annonce, faite sur Truth Social, est sans équivoque : Trump offre son soutien total à Hilton, promettant une aide fédérale substantielle. Une promesse qui, bien que typique de l'ex-président, arrive à un moment particulièrement délicat pour le Parti Républicain californien. Leur stratégie, basée sur le système de primaire à double tour, reposait sur l'espoir d'un partage équitable des voix entre Hilton et Chad Bianco, le shérif du comté de Riverside, afin de contrer les trois candidats démocrates – Eric Swalwell, Katie Porter et Tom Steyer – qui se disputent le leadership.

Les sondages du mois de mars montraient Hilton légèrement en tête avec 16% des intentions de vote, suivi de près par Bianco (14%), tandis que Swalwell, Porter et Steyer étaient à égalité autour de 10%. Un jeu d'échecs complexe où l'intervention de Trump vient de déplacer les pions de manière imprévisible.

Ce qui est particulièrement ironique, c'est que Hilton, bien qu'ayant manifesté son intérêt pour un soutien de Trump, semblait avoir peu d'espoir de le recevoir, estimant que la course à la gouvernance californienne était loin des préoccupations immédiates de l'ancien président. Pourtant, l'endorsement est tombé, et avec lui, la perspective de voir des millions de dollars – initialement destinés à booster un candidat républicain spécifique – redirigés vers les démocrates, une tactique éprouvée pour éviter un revers électoral général.

Le programme “califordable” et ses promesses audacieuses

Le programme “califordable” et ses promesses audacieuses

Hilton, candidat à la gouvernance sous la bannière du programme “Califordable”, propose une vision radicale. L'abaissement du prix de l'essence à 3 dollars le gallon, une réduction de moitié des coûts énergétiques grâce à la déréglementation, et l'élimination de l'impôt sur le revenu pour les Californiens gagnant moins de 100 000 dollars. Des promesses populistes qui séduisent une partie de l'électorat, mais qui soulèvent des questions quant à leur viabilité financière et économique.

Il s'oppose également à l'extension de Medi-Cal aux immigrés sans papiers et a lancé une initiative anti-fraude, baptisée “Cal Doge”, estimant que les gaspillages et les fraudes dans les programmes de l'État ont coûté plus de 430 milliards de dollars sur cinq ans. Son scepticisme envers la réglementation de l'IA et sa conviction que les enfants de moins de 16 ans ne devraient pas posséder de smartphone témoignent d’une vision conservatrice et technophile.

Si la Californie reste un bastion démocrate, les Républicains ont connu des succès par le passé, avec Arnold Schwarzenegger à la tête de l'État de 2003 à 2011. L'heure est grave pour le parti, et l'intervention de Trump, quelques jours avant le vote des délégués républicains à San Diego, ne fait qu'ajouter à l'incertitude. Le vote anticipé débutera le 23 mai, et la course est lancée.

L'enjeu ? Le contrôle d'un État stratégique, et peut-être, le signe avant-coureur d'un réalignement Politique profond aux États-Unis.