Trump, un chaos stratégique à l'approche des élections : l'iran, les prix du pétrole et une idée loufoque
Donald Trump a plongé le conflit avec l'Iran dans une phase nouvelle et inquiétante, s'éloignant de façon croissante du mince accord de coopération signé le 17 juin. Comme lors de la première phase du conflit, les objectifs et les méthodes du président américain restent enveloppés de confusion, de volte-face quotidiennes et de déclarations aussitôt démenties. L'objectif immédiat de Washington est clair : reprendre le contrôle du détroit d'Ormuz à l'Iran – une ambition qui risque de faire grimper les prix du pétrole vers 90 dollars le baril, avec des répercussions potentielles sur les Élections de mi-mandat aux États-Unis.
Un pari risqué pour l'image de trump
Si la reprise des combats pourrait pousser les prix du pétrole à la hausse, elle révèle également une crise de stratégie profonde. L'idée, aussitôt abandonnée, de facturer des droits de passage pour déminer le détroit – une proposition aussi absurde que prématurée – illustre parfaitement ce chaos. Washington, incapable de proposer une alternative crédible, se résumant à des modèles déjà étudiés par l'IMO, se retrouve face à un vide préoccupant.

Le coût humain et financier du conflit
L'administration Trump estime que les dommages causés par les bases américaines en réaction aux attaques iraniennes s'élèvent à 100 milliards de dollars. Malgré les déclarations de volonté de faire des investissements aux États-Unis, les promesses restent floues, peu crédibles. La situation est désespérée, les 6000 marins toujours bloqués dans le détroit, sous le contrôle de Téhéran, renforcés par le deuil national de leur chef suprême. L'espoir d'un accord nucléaire d'ici le 17 août semble désormais illusoire.

L'isolement diplomatique de washington
L'ambassadeur américain à Londres, Warren A. Stephens, a d'ailleurs souligné avec véhémence la nécessité de défendre la liberté de navigation et le droit international maritime. Mais les déclarations ne suffisent pas à masquer le manque de vision stratégique de Washington. L'affaire prouve que le besoin impérieux de contrôler le détroit d'Ormuz est le résultat d'une décision précipitée, prise sans tenir compte des conseils et des avertissements.

Une impasse stratégique
En fin de compte, Trump se retrouve dans une position plus faible qu'au début de la crise. L'idée de recourir à la force pour ouvrir le détroit d'Ormuz, qui était accessible avant sa décision de suivre l'avis de Benjamin Netanyahu et de quitter la table des négociations, témoigne d'une politique désastreuse. Le conflit s'annonce comme une échec, et la menace de récession mondiale pèse sur les épaules de l'administration.