Fini la peur des œufs ? une étude remet en question le lien avec les maladies cardiaques
Le débat fait rage depuis des décennies : les œufs, vilains canards de la table ou allies de la Santé ? Une nouvelle étude internationale vient de bouleverser les certitudes. Le lien entre la consommation modérée d'œufs et le risque cardiovasculaire serait bien moins alarmant qu'on ne le pensait.
Un nouvel espoir pour les amateurs d'œufs ?
Pendant longtemps, l'œuf a été pointé du doigt pour son taux de cholestérol. On le considérait comme un facteur de risque majeur pour les maladies cardiaques. Mais une vaste étude, s'appuyant sur les données de 177 000 personnes issues de 50 pays, a mis en lumière une réalité plus nuancée.
L'étude, menée par Yoshimi Kishimoto et Norie Sugihara, a révélé que la consommation d'un à quatre œufs par semaine n'augmente pas le risque de maladies cardiovasculaires. Et dans certains cas, elle pourrait même être bénéfique. Le contexte alimentaire joue un rôle crucial. Les Japonais, qui consomment deux fois plus d'œufs que la moyenne mondiale, affichent l'une des plus faibles taux de maladies cardiaques. Ce n'est pas une corrélation directe, admettent les chercheurs, mais une piste intéressante.
Le cholestérol, longtemps craint, ne serait pas le seul enjeu. L'œuf apporte également des antioxydants comme la lutéine et la zéaxanthine, qui protègent le cholestérol sanguin de l'oxydation. Les jaunes d'œufs, en particulier, sont une source importante de zéaxanthine, un nutriment rare dans l'alimentation. Les personnes qui suivent des régimes équilibrés compensent d'ailleurs l'apport en cholestérol par une réduction de leur propre production.
Des études à plus petite échelle, menées auprès d'adultes japonais consommant un œuf par jour pendant quatre semaines, ont montré une augmentation du cholestérol HDL (le